ENTENTE CORDIALE - CULTURE

Bien que les stéréotypes nationaux puissent suggérer le contraire, la relation entre l’Écosse et la France a toujours été excellente. En partie grâce aux origines celtiques communes avec la Bretagne, en partie aussi grâce à notre histoire militaire commune, la cornemuse est souvent aussi bien accueillie en France qu’en Écosse : la France compte même plusieurs variétés de cet instrument.
Les affinités intellectuelles entre les deux pays lors du siècle des lumières sont exposées dans une autre partie de cette brochure, tandis que les romans de Walter Scott ont longtemps enchanté les salons parisiens, créant auprès des Français un attrait encore très fort pour tout ce qui touche à l’Écosse.
Opportunément, la culture est l’un des points forts du programme écossais de l’Entente cordiale avec, par exemple, l’exposition sur les coloristes écossais à Paris et l’exposition sur Charles Rennie Mackintosh à Port-Vendres, dans le Sud-Ouest de la France, où il passa ses dernières années. Un troisième projet artistique important, dans les deux pays, explore les liens entre Jean-Jacques Rousseau et l’Écosse, à travers les œuvres des artistes écossais Robin Gillanders et Ian Hamilton Finlay.
Dans le domaine contemporain, le gagnant du prix 2002 Becks Futures, Toby Paterson, artiste basé à Glasgow, présentera ses nouvelles œuvres à Paris, tandis que des œuvres d’artistes contemporains des collections régionales françaises seront exposées à Édimbourg et à Dundee. À Édimbourg, le Traverse Theatre, et à Lyon, le nouveau théâtre Les Subsistances, ont entrepris un projet passionnant d’échange de nouvelles pièces contemporaines, avec un festival du film français organisé spécialement pour l’occasion, Cordiale Classics, qui passera dans plusieurs salles écossaises importantes. Le Scottish Ensemble, en compagnie de l’orchestre des gardes écossais, jouera au Festival de Musique de Beaulieu-sur-Mer, qui a cette année pour thème l’Entente cordiale.
